Entre le dessin d’ingénierie et la pièce finie, quelqu’un doit s’assurer que tout s’imbrique. Dans cette entrevue Rexfab Experts, le spécialiste industriel Eric Brochu explique comment faire le pont entre l’ingénierie et la fabrication permet de gagner du temps, d’assurer une qualité constante et d’offrir des produits plus compétitifs.
“Mon rôle, c’est de faire le pont entre l’ingénierie, la mécanique et la fabrication mécanique.”
1. Quel rôle jouez-vous chez Rexfab ?
Mon rôle chez Rexfab c’est spécialiste industriel ou spécialiste des méthodes. Il y a plusieurs termes, mais de plus en plus, ça s’en va vers l’industriel. Mon rôle, c’est de faire le pont entre l’ingénierie mécanique et la fabrication.
Je m’assure que les pièces à fabriquer ai des dessins complets, des dimensions ou tolérances adéquates. Je m’assurer que les longueurs et les choix de matières premières sont les bonnes. Ensuite de ça aussi, c’est de choisir les machines appropriées et ajouté des temps de fabrication théoriques afin de planifier la production.
Choisir les équipements, les machines pour fabriquer des pièces c’est comme une recette pour aider la fabrication. Puis une fois que c’est fait, ça aide à standardiser nos produits. Ça permet une certaine qualité.
2. Pourquoi est-ce important d’avoir un spécialiste industriel? Pourquoi est-ce important d’avoir ce point?
On sauve du temps en fait… Quand il manque des informations ou une côte sur le dessin la production doit retourner à l’ingénierie pour poser des questions. Pendant ce temp la production s’arrête le temp d’avoir la réponse.
Au départ, avoir un bon dessin, on gagne du temps. Avoir les bonnes opérations et les bonnes machines aussi, c’est qu’on s’assure que les pièces soient fabriquées de la même façon. On s’assure qu’il n’y en a pas une fois faite à la fraiseuse, puis l’autre fois d’après faite avec une scie verticale et une lime. J’exagère un petit peu, mais on s’assure que c’est la bonne machine qui fait les pièces.
“Pour avoir les bonnes opérations et les bonnes machines aussi, c’est qu’on s’assure que les pièces sont faites toujours de la même façon.”
3. Dans le cas où il n’y a pas un bon pont entre la conception mécanique et la fabrication, quel est le problème?
Ça laisse place à l’improvisation du côté de la fabrication. La personne doit choisir elle-même la dimension de coupe du matériel. La forme ou la longueur de coupe dépend de l’équipement ou des machines a utilisées. Dépendamment des machines qu’on utilise, le produit final n’aura pas visuellement la même allure ou pourrait avoir des dimensions différentes. Le contrôle qualité ne peut pas bien effectuer son travail s’il manque de tolérances ou des côtes.
Le rôle du concepteur mécanique est de fournir un dessin final avec de bonne tolérances et dimensions. Comme exemple d’un roulement à bille. On ne leur demande pas de donner les détails plus complexes de chaque étape de fabrication. Au besoin on peut demander à l’ingénierie de faire des dessins avec des cotes différentes pour éviter qu’un machiniste doivent calculer des déplacements de machine. Comme ça, la personne qui fabrique la pièce, a déjà l’information à même le dessin. Elle n’a pas besoin de demander ou faire des calculs.
4. Tu as une idée de combien de pièces nous fabriquons chaque année?
Il y en beaucoup… Présentement on est rendu à 123 000 pièces différentes dans la bibliothèque. Mais ils ne sont pas tous actifs.
Il y en a là-dedans qu’on a fait qu’une seule fois et qu’on ne fera plus. Elles sont spécifiques à un client. Il y en a d’autres qui reviennent souvent dans nos produits standard.
« Il y a toujours l’interaction des suggestions du plancher de production qu’on ramène à l’ingénierie. »
5. Est-ce que si un client demande de faire une pièce spéciale, nous pouvons faire ça?
Ça arrive de moins en moins car on essais de ce standardisé, mais oui on peut faire ça.
Les demandes spéciales viennent parfois d’un client qui visitent pour l’approbation de ses équipements. Il y a des demandes spéciales comme par exemple, le client préfère modifier le type ou la forme d’une poigné standards. Dans ce cas on conçoit et fabrique un poigné spécial spécifique à un client. Cette dernière ne sera peut-être jamais fabriquée à nouveau.
Lorsque qu’un client demande des options non standards ça retourne à l’ingénierie, ça va être une demande client qui est custom pour un client spécifique. C’est le genre d’item qui tombe à l’industriel. Il me demande si c’est faisable, avec quel matériau, ou comment ça prend de temp à fabriquer. Parfois, Je challenge l’ingénierie. Pas avec ces formes-là ou pas avec ces matériaux. C’est une rétroaction. Admettons que c’est réalisable alors on peut créer la pièce faire la gamme de fabrication, et allé en production. Alors On aura déjà une idée de quelle machine on va utiliser, comment de temps ça prend ou encore la metiere, et la dimension à coupé.
6. Est-ce qu’on peut dire que tout ça aide la compagnie à la fabrication, à améliorer sa capacité, ses façons de travailler?
Oui, parce que c’est toujours le pont entre les deux. C’est dans les deux sens. La production a des demandes, des suggestions ou des irritants.
Lorsque que des pièce ou assemblage ne fonctionnent pas bien ou encore ça prend beaucoup de temps. On me transfère l’information, je peux la décortiquer et l’amener à l’ingénierie.
On pourrait changer un concept parce que cet item-là est compliqué à fabriquer. Il prend trop de temps ou les matériaux sont dispendieux. Quelque fois on sauve des coûts seulement en changeant la dimension, tout en gardant le même matériel. Par exemple au lieu de commencer avec une plaque, on peut commencer avec une barre ronde. Ça ne change pas la conception en soi. Ça fait juste changer la dimension du matériel qu’on utilise. On prend des machines différentes donc pas le même temp. Quelque fois j’améliore le processus. Il y a moins d’étapes et on garde quand même le même résultat d’origine mais à un faible coût. Il y a toujours l’interaction et les suggestions de la production qu’on ramène à l’ingénierie.
7.On voudrait changer quelque chose, est-ce que c’est possible? L’ingénierie va adapter les dessins?
De plus en plus. Le directeur de production et la planification de la production voient l’impact quand on choisit les bonnes machines, les bonne quantité ou lots à produire. Ils voient l’impact, on économise du temps et des coûts de production. Ultimement, ce qui se produit, c’est qu’on est en mesure d’offrir un produit plus compétitif.
Grâce aux résultats obtenus, nous pouvons accroître notre efficacité.
Pour le client, c’est bien.
Parfait. Merci beaucoup.
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Dans cette entrevue Rexfab Experts, Kaven Croft, directeur des systèmes d’ingénierie, explique comment la collaboration, une vision d’ensemble du système globale et l’expertise terrain permettent de transformer les besoins opérationnels en solutions flexibles, fiables et durables.
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